Polypes de la Méduse Aurélie (Aurelia aurita) . Photo D. Terver - G. Eckert
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- Lionel Feuillassier : c'est au cours de son stage de licence LP-ACA de Nancy que l'intéressé découvre le monde fascinant des méduses. Parmi les références bibliographiques, un nom revenait fréquemment : celui de Jacqueline Goy. Ainsi par l'intermédiaire de ses livres et publications, la "Dame aux Méduses" a involontairement soutenu son stage de licence. C'est donc tout naturellement que les élevages d' Aurelia aurita et de Cassiopea andromeda ont envahi, au fil des années, la salle de bain de L. Feuillassier. Bref, malgré une vie d'étudiant et de très nombreux déménagements, les bacs de polypes suivent toujours !... Depuis, spécialisé en Biologie Marine, l'étudiant est entré dans la vie active. Aujourd'hui, en CDD à l'Observatoire Océanologique de Banyuls-sur-Mer, il est focalisé sur la cryoconservation du corail. A titre personnel, L. Feuillassier élève toujours des Scyphozoaires, et reste en perpétuelle quête de nouveaux polypes !
- Guillaume ECKERT : ancien collaborateur du Muséum-Aquarium de Nancy (MAN), actuellement dessinateur aux Espaces Verts de la Communauté Urbaine du Grand Nancy, il a été fortement impliqué, entre 1996 et 2002, dans la présentation au public de méduses. Il est sans doute, peut-être même un peu malgré lui, le déclencheur de cette publication. Il poursuit assidument, chez lui, ses élevages d’Aurélies et de Cassiopées dont il maintient des souches et le plus souvent simultanément tous les stades, depuis 1996.
Remerciements Au terme de ce "Festival de mots" consacré aux Méduses et plus particulièrement à Aurélie et Cassiopée, le moment est venu de renouveler mes remerciements les plus vifs et sincères, mais aussi les plus chaleureux et profonds à tous les "Amis d’Aurélie" directement concernés par la présente publication. Sans leur collaboration très précieuse et néanmoins désintéressée, cette "épopée", à caractère essentiellement pédagogique (mais pas que), n’aurait jamais pu aboutir. L’addition des compétences, des observations, des expériences individuelles ou collectives et leur coordination ont été essentielles pour dépasser la simple compilation. Aussi, grand merci à tous et plus particulièrement à :
Sans oublier les responsables et/ou collaborateurs d’ Aquariums publics : Stéphane Hénard , Nausicaà Boulogne ; Pierre-yves Bouis , La Cité de la Mer, Cherbourg ; Jean-Paul Alayse et Thiery Joyeux , Océanopolis, Brest ; Mathieu Coutant *, Aquarium de La Rochelle ; Nicolas Hirel , Mare Nostrum, Montpellier ; Claude Vast et Fabien Goulmy , Aquarium du Limousin, Limoges ; Christian Willig * et Laurent Fordoxcel , Muséum-Aquarium de Nancy (un kreisel géant y sera mis en service. dès que la dalle en béton sur laquelle il repose sera renforcée) ; Thomas Jermann , Vivarium du Jardin Zoologique de Bâle ; Michel Tassigny , Association de Micro-aquaculture, Villerville ; Sidonie Traverse *, Marineland Antibes ; Pascal Coutand *, Aquarium Le 7ème Continent, Talmont-Saint-Hilaire. Mais aussi : Jean-Jacques Eckert , Les Lettres Récifales, Récif France, Strasbourg ; Gilbert Fournier , Plongeur professionnel, Philippines; Patrick Louisy , Océanographe et plongeur, Cap d’Agde ; Rémi Pillot *…….. Denis Terver (10/06/2013) *Anciens de la Licence Professionnelle Aquaculture Continentale-Aquariologie (LP-ACA) de l'Université de Lorraine (MAN - IUT de Nancy-Brabois)
- Pascal AUBERT : passionné d’aquariophilie marine depuis 1994 et fondateur de l’Animalerie Aqualand à Dieppe (76), il est également rédacteur d’articles pour Aquarium magazine (entre 2003 et 2006) et Zebraso’mag depuis sa création en 2008 (voir dans le N° 8 article sur son Kreisel à Aurélies), sans oublier Les Lettres Récifales de Récif France. Les espèces hébergées par ses soins ( Aurelia aurita , Cassiopea andromeda et C. xamachana , Phillorhyza punctata , Mastigias papoua , Catostylus mosaicus , Cotilorhyza tuberculata et Chrysaora melanaster ), ont toutes été acquises au stade éphyrule... une autre façon d’élever des Méduses. En projet : la création d’un Aquarium public tropical dans la Région dieppoise.
Festival de mots : Aurélie Part.1 p. 01 - p. 02 - p.03 - p. 04 - p. 05 - p. 06 - p. 07 Part.2 p. 08 - p. 09 - p. 10 - p. 11 - p. 12 - p. 13 - p. 14 - p. 15 - p. 16 - p. 17 - p. 18 - p. 19 - p. 20 - p. 21 - Part. 3 p . 22 - p. 23 - p. 24 - p. 25 - p. 26 - p. 27 - p. 28 - p. 29 - p. 30 - Partie 4. p. 31 - p. 32 - p. 33 - p. 34 - p. 35 - Autres espèces : Craspedacusta 1 - Craspedacusta 2 -
Les Méduses ou Jellyfish ou Gélatineux : des animaux étonnants qui ont (presque) tout inventé. Qualifiés de « gélatineux », non sans une pointe de dédain que l’on peut comprendre si l’aspect amorphe, difforme et flasque de méduses échouées sur une plage est seul retenu, il en va tout autrement lorsqu’elles évoluent sous nos yeux, en plongée ou dans un (grand) aquarium. Le spectateur se découvre alors subjugué par des êtres, on ne peut plus gracieux, dans leurs formes et leurs mouvements. Lorsque, en plus, il s’intéresse à leur intimité, alors c’est l’enchantement, la stupéfaction ! Comment Dame Nature a-t-elle pu engendrer des êtres aussi extraordinaires. Présentes sur notre planète depuis la nuit des temps (quelque 600 millions d’années d’après certaines empruntes ou marques qui jalonnent d’anciens rivages) et dans toutes les mers du monde, de la surface aux plus grandes profondeurs (quelques espèces en eau douce), les méduses affichent, encore de nos jours, une vitalité exceptionnelle comparée à celle de nombreux autres groupes en déclin. Leur cycle de vie, hors normes, est caractérisé par un polymorphisme à toute épreuve avec une alternance des générations entre une forme Polype, sorte de petites actinies de mer (cnides = orties) et une forme Méduse, mobile et pulsatile. Bien qu’ayant une organisation générale très proche, ces deux entités s’avèrent totalement différentes dans leur mode de vie : des polypes fixés ou très peu mobiles, et des méduses, planctoniques, se déplaçant librement, voire même activement, au gré des courants. Mais, rien n’est jamais définitivement acquis, en zoologie comme ailleurs. En fonction des adaptations à des conditions de vie particulières, une inversion s’installe parfois. Ainsi, par exemple, chez la « Méduse violette » ( Vellela vellela , un Hydrozoaire non abordé ici), ce que l’on pourrait prendre pour une méduse, « puisque ça flotte », est en fait une colonie de polypes, maintenue en surface par un « draveur » équipé d’une « voile » ! Quant aux méduses, elles… elles rampent (retour à la vie sessile). De nos jours encore, la difficulté reste parfois grande pour relier tel polype à telle méduse et il n’est pas rare que des noms différents soient attribués, dans un premier temps, aux stades Polype et Méduse d’une même espèce. Parmi les inventions les plus remarquables des Méduses, rappelons leur technique de pêche (et de défense) qui reste unique et inédite car pratiquée par ces véritables batteries de missiles (perdus une fois lancés) que sont les cellules urticantes, caractéristiques des Cnidaires et parfois d’une redoutable puissance toxique. Autres inventions des Méduses : des organes sensoriels (rhopalies), déjà très élaborés avec apparition du premier œil (fonction photo-réceptrice), du premier organe d’équilibre (fonction statoréceptrice des statocystes avec statolithe), des premières fossettes « olfactives » (fonction chémoréceptrice ou sens chimique), des premières cellules nerveuses reliant les rhopalies, bref, des premières dans tous les domaines, même ceux de la fluorescence et de la bioluminescence (avec comme exemple chez la fameuse Pelagia noctiluca de Méditerranée), sans oublier l’association avec des algues (zooxanthelles) pour faciliter la survie en milieu difficile, chez Cassiopea ou Mastigias ! De même au niveau de la reproduction, tout y est ! Hermaphrodisme parfois, sexes séparés le plus souvent, fécondation et incubation des œufs dans des poches spécialisées parfois, fécondation dans l’eau et développement planctonique des larves le plus souvent. Multiplication asexuée hyper développée, avec formation de bourgeons (pouvant aboutir à des colonies), de stolons, sans oublier la strobilation des polypes…Bref, un arsenal impressionnant de techniques au service de la pérennité et de la dissémination. Enfin, rappelons que les Hydraires en général, possèdent un pouvoir de régénération tout à fait étonnant, le cas le plus classique étant celui de l’Hydre qui, découpée en une centaine de morceaux est en mesure de régénérer une centaine de polypes ! Une certaine méduse des Caraïbes ( Turritopsis nutricala ), aurait même inventé « l’immortalité »* ! L’animal, après sa maturité sexuelle, est en mesure de se régénérer entièrement par un mécanisme cellulaire particulier (transdifférenciation) et de retourner en quelque sorte, à l’état juvénile, le cycle étant renouvelé (en théorie) indéfiniment ! A titre indicatif, et plus humblement, rappelons ici les récentes expériences (1998), menées par Fabien Goulmy à l’Aquarium du Limousin, dans le cadre d’un stage de Maîtrise de Biologie des Populations et des Ecosystèmes (B.P.E.), réalisé en 1998. Une partie de cette étude, dont le titre général est :" Cassiopea andromeda : développement des Ephyrules et du stade juvénile des Méduses", porte sur « l’aptitude de Cassiopea andromeda à s’auto-régénérer à partir de méduses coupées en deux ou en trois » et par conséquent, à faire face à une « scissiparité accidentelle ». D’une façon plus générale, « les propriétés tissulaires de cette espèce en font un matériel idéal notamment pour des études d’embryologie ». Parmi les 900 espèces et plus de Méduses, quelques petites dizaines seulement sont présentées dans les grands Aquariums publics du monde. Quant à celles à la portée de l’aquariophile, les doigts d’une main suffisent… même, semble-t-il, du moins en France, à compter ceux qui s’y risquent! Mais ne désespérons pas * ! Peut-être ce plaidoyer pourra-t-il contribuer à mieux faire connaître, aimer et respecter ces étranges créatures qui, lorsque l’Homme aura disparu et sans doute par sa faute, de la surface de la terre, continueront, elles, à détonner et à étonner !
Conclusion
- Jacqueline Goy : Chercheur et Maître de Conférence de renommée internationale au Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN) de Paris, Jacqueline Goy, grâce à ses nombreux travaux sur la classe des Méduzoaires, est une pionnière. Ses premières études sur les méduses sont conduites à l'Observatoire Océanologique de Villefranche-sur-Mer. Toute jeune chercheur en 1968, elle entre Muséum de Paris pour y développer, avec le soutien de Théodore Monod, des travaux jusqu'alors inédits. J. Goy réussira une véritable prouesse : imposer des recherches sur des organismes pélagiques, délaissés par la Science et, qui plus est pour l'époque, initiés par une femme dans un monde d'hommes. On peut retenir notamment la mise en évidence, à Villefranche-sur-Mer, du cycle de 12 ans de la méduse Pelagia noctiluca et sa participation à la rédaction du Traité de Zoologie, dirigé par P.P. Grassé, ouvrage devenu incontournable. Aujourd'hui, la pullulation grandissante et inquiétante des gélatineux dans toutes les Mers et Océans du globe, permet d'apprécier à leur juste valeur et après plus de 30 années de recherches, l'importance des connaissances scientifiques accumulées par J. Goy sur ces organismes. C'est aussi toute une lignée de scientifiques qui a pu s'investir sur les Méduzoaires, notamment dans le cadre de thèses, menées à terme sous la direction et/ou avec le précieux soutien de J. Goy. Enfin, c'est toujours en infatigable scientifique passionnée, que J. Goy initie ou participe à de nombreux projets, expositions, conférences, collaborations, publications… soutenue par l'Institut Océanographique de Paris. On peut rappeler ici une très belle exposition, "Le Miroir de Méduse", dont l'un des buts est de restaurer le lien entre Sciences et Mythologie, tel que l'avait engagé Linné... repris par F. Perron et réactualisé par J. Goy...

*A propos de l"immortalité": http://www.nytimes.com/2012/12/02/magazine/can-a-jellyfish-unlock-the-secret-of-immortality.html?hp&_r=1& Une jeune Entreprise, créée à Cherbourg, s'est spécialisée dans la production et la commercialisation de Méduses de différentes espèces ainsi que du matériel adaptépour leur maintenance. Pour tout renseignement consulter : http://www.jellyfishconcept.fr/ Pour info, voir aussi https://www.facebook.com/bigfishexpeditions/photos/a.194071310643822.62963.137036396347314/820597231324557/?type=1&fref=nf (bloom spectaculaire). http://www.facebook.com/photo.php?fbid=470133709694555&set=a.204510056256923.47122.106013899439873&type=1&relevant_count=1&ref=nf http://www.aqua-szene.de/2012/06/video-quallen-die-wahren-herrscher-der-meere-jetzt-auch-in-unseren-aquarien/#more-13321 http://reefbuilders.com/2013/01/25/cubic-aquariums-polyplab-distribution-american-market/
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