Le nom de genre de cette Méduse signifie littéralement "bouche en racines", allusion aux bras du manubrium rappelant des touffes de racines. Elle est également connue sous les noms communs de Poumon de mer (allusion au nom d'espèce mais aussi à la structure alvéolaire du manubrium et aux pulsations rythmiques vigoureuses rappelant des palpitations cardiaques), de Méduse chou-fleur (allusion aux lobes buccaux rappelant un chou-fleur), de Méduse-poumon jaune (allusion à sa coloration d'ensemble souvent jaunâtre). Cette Méduse de grande taille (elle peut attendre 50 à 80 cm de diamètre, parfois le mètre !), a l'ombrelle en forme de champignon au chapeau fortement bombé, est commune dans toutes les mers du globe et se rencontre fréquemment en Méditerranée. Le bord de l'ombrelle, délicatement festonné, est ici dépourvu de tentacules (caractéristique de l'Ordre des Rhizostomes), mais souligné par un liseré bleu. Les quatre bras buccaux, divisés chacun en deux lobes, sont soudés et terminés par deux languettes translucides. Le tout forme une sorte de bouche aspirante percée de nombreux ostioles servant de tamis, les proies planctoniques étant dirigées vers la cavité gastrique. Dépourvue de tentacules, Pulmo est réputée inoffensive pour l'homme (sauf personnes sensibles). Son principal prédateur naturel : les Tortues qui en raffolent ! Comme Aurélie, Pulmo est souvent accompagnée, voire "habitée" par des juvéniles de diverses espèces de Poissons, Chinchards ( Trachurus ), Bogues ( Boops ), Sérioles ( Seriola ), Girelles ( Coris ), Morues ( Gadus )…Des Rhisostomes tropicales sont parfois "adoptées" par de petites Carangues ( Caranx speciosus ) qui y trouvent une vaste demeure protectrice. L'association semble parfaitement harmonieuse… sauf que la Carangue devenue rapidement trop grande, continue à vouloir s'abriter dans "sa" Méduse, la promène alors dans tous les sens, allant parfois jusqu'à la transpercer et la faire mourir ! (Observations et images rapportées par René Catala , fondateur de l' Aquarium de Nouméa). Mais cette symbiose n'est généralement pas obligatoire ! Les mêmes espèces peuvent parfaitement vivre sans Méduses, voire, une fois adultes, s'en servir comme garde manger ! Le Poisson-méduse, Nomeus gronovei, de petite taille - 8 cm maxi - semble, par contre, étroitement dépendants des Physalies (Siphonophores), sans toutefois être immunisés contre les cnidocystes! Se nourrissant des cormidies de la Méduse, il peut être lui-même la proie de ladite Méduse : juste retour des choses! Le cycle de vie de Pulmo est en tous points comparable à celui d'Aurélie. Les mâles se reconnaissent à leurs gonades bleutées, celles des femelles étant plutôt brun-orangées. La strobilisation semble étroitement dépendante de la température.
Fig. 31. - Rhizostoma pulmo , Méduse poumon, vue d’ensemble. Photo Gilbert Fournier , Méditerranée.
Rhisostoma pulmo (Macri, 1778), Méduse poumon.
Rhizostoma pulmo se déplaçant accompagnée de juvéniles de diverses espèces de poissons. Photo G. Fournier , Méditerranée.
Rhopilema esculentum Kishinouye, 1891, Méduse sable. Originaire des mers de Chine et du Japon, la Méduse sable, ainsi qualifiée en référence à sa coloration et à la structure granuleuse de ses téguments, est LA Méduse comestible par excellence. Très prisée au Japon et en Chine, elle fait même l’objet, dans ce dernier pays, d’une production aquacole intensive et massive d’éphyrules qui se comptent par centaines de millions au moment d’être relâchées dans le milieu naturel. Elle fait partie, en Asie, des Méduses « succulentes » ! Un met de fête, récolté en masse (plus de 100 000 tonnes / an) en période de mousson. Consommée entière en Chine, seule l’ombrelle semble digne d’intérêt au Japon. D’un diamètre moyen de l’ombrelle situé entre 25 et 45 cm pour une trentaine de cm de hauteur et 5 cm d’épaisseur, elle peut atteindre un poids total de 30 à 50 Kg, bras oraux avec appendices en fouets compris.
Fig. 33. - Rhopilema nomadica . Image du net = http://www.whaleswhisperers.org/biblio_vaneecke4.php
Fig. 32. - Rhopilema esculentum , Méduse de sable. Image du Net = http://thescyphozoan.ucmerced.edu/Syst/Rhi/Rhop_esculentum_i.html
Lien = DORIS, 1/3/2011 : Rhizostoma pulmo (Macri, 1778), http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=217 Vidéo = http://www.youtube.com/watch?v=3ndkMVNgu9c
Famille des Rhizostomatidés
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Rhizostomes : Ils se caractérisent par une ombrelle beaucoup plus bombée (en abat-jour) au repos, laquelle est finement lobée et dépourvue de tentacules marginaux. Les bras buccaux, au nombre de huit, soudés et perforés par d’innombrables pores buccaux, forment un très élégant manubrium qui rappelle une dentelle. Le système digestif communique avec l’extérieur par ces ostioles, ce qui limite la taille des proies, généralement microscopiques et planctoniques. Ces ostioles (ou ostims) permettent l'absorption des proies et remplacent la cavité buccale qui s'est progressivement soudée. Au moment de la métamorphose de l'éphyrule en méduse, les gouttières se referment sous forme de tubes. Cette fusion s'étend jusqu'à la bouche, ne laissant plus apparaître qu'une structure cruciforme caractéristique des Rhizostomidés. Parmi les Scyphoméduses, les Rhizostomes comptent, le plus grand nombre de genres et d’espèces.

Les sexes sont séparés. La fécondation se fait en pleine mer, les premières planules apparaissant environ 7 h plus tard. Après 3 - 4 jours, les premiers scyphistomes à 4 tentacules (16 après 15- 20 j) sont en place. La strobilisation intervient deux mois plus tard à 18 - 20 ° C, chaque scyphistome produisant 6 à 10 éphyrules qui atteignent une cinquantaine de mm en un mois. La taille adulte demande encore 2 à 3 mois. Les conditions idéales de croissance et de prolifération règnent dans les eaux côtières saumâtres (14 à 22). Au menu, Nauplies et larves planctoniques de toute nature, avec une prédilection pour les larves de la crevette Penaeus chinensis . Espèce redoutée pour ses piqûres douloureuses, pouvant parfois entraîner des chutes de tension fatales, l’espèce est régulièrement exposée dans les Aquariums publics au Japon. Lien = http://de.wikipedia.org/wiki/Rhopilema_esculentum
Remarque : une espèce proche, Rhopilema nomadica (image ci-contre), est signalée en Méditerranée orientale (côtes israéliennes et libanaises) en provenance de Mer Rouge via le Canal de Suez (espèce dite lessepsienne).
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