Fig. 21. - Pélagie (Pelagia noctiluca) avec tentacules rétractés (photo de gauche) et en extension (photo de droite, sur laquelle les bras buccaux festonnés sont en gros plan). Voir aussi image du bandeau. Photos Gilbert Fournier en Méditerranée.
Pélagie peut atteindre un diamètre d'une quinzaine de cm, une quarantaine pour les tentacules blanchâtres, par ailleurs très extensibles et non moins contractiles. On la rencontre essentiellement au large et à faible profondeur mais, régulièrement, les vents peuvent la ramener vers les côtes. Certaines années (une périodicité de 10 - 12 ans a été découverte par J. Goy ), elle pullule, formant d'immenses, spectaculaires et énigmatiques essaims atteignant parfois des dizaines de Km de long ! Comme Aurélie, Pélagie est une Méduse vraie ou Scyphoméduse que l'on rencontre dans toutes les mers du globe et tout particulièrement en Méditerranée. Les sexes sont, bien sûr, séparés et les gonades disposées en couronne. Mais, à la différence d'Aurélie, vie en haute mer oblige, les planules se transforment directement en petites méduses… ce qui ne veut pas dire que le stade polype n’existe pas, au moins occasionnellement ! Sous son ombrelle et comme le font de très nombreuses méduses, elle abrite souvent, au moins temporairement, des juvéniles de plusieurs espèces commensales, Crustacés et Poissons en particulier. Toutefois, certaines espèces de Crustacés, vont jusqu’à prendre logement dans la cavité sous-ombrellaire et se laisser transporter par la méduse (phorésie), tout en profitant de ses largesses alimentaires mais sans lui nuire (probiose). A l'inverse d'Aurélie, Pélagie a un pouvoir urticant puissant; le plongeur-photographe s'en approchant de trop près, sans être, tel une proie, foudroyé par les toxines des nématocystes, n'en gardera pas moins des souvenirs "cuisants"! Les réactions anaphylactiques peuvent être importantes, voire graves. Attention, même un tentacule arraché et flottant, ou des amas gélatineux échoués sur une plage, restent très urticants et dangereux. L’ombrelle ne l’est pas moins d’après Michel Tassigny : avis aux plongeurs à qui l’on recommande « d’écarter ces méduse en les poussant par le chapeau » !. Depuis 1983, l’espèce fait l’objet, aux côtés de trois autres, Aurelia aurita , Rhizostoma pulm o et Cotylorhiza tuberculata , de relevés, initiés par Patrice Bernard , ex-Ingénieur INSERM, des piqures enregistrées auprès des postes de secours le long des côtes méditerranéennes. Les données, centralisées par l’Observatoire océanologiques de Villefranche-sur-Mer, dans les Alpes maritimes, montrent une abondance de méduses entre 1981 et 1985, puis entre 1994 et 2008 ! L’Observatoire envisage la publication d’un « bulletin météo méduses » afin de prévoir l’arrivée des bancs de méduses sur les plages.
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Pelagia noctiluca (Forsskal, 1775). Pélagie (allusion à son mode de vie pélagique en haute mer), Acalèphe brillante (allusion à l'absence de vélum et à sa luminescence), méduse pourpre ou méduse mauve ou méduse bleue ou méduse rose (allusion à la coloration de l'ombrelle), méduse de feu (allusion aux cnidocystes très abondants, en particulier sur les huit tentacules très longs, lesquels alternent avec les huit rhopalies et agrémentent l'ombrelle), Méduse dentelle (allusion aux bras du manubrium rappelant les dentelles d'anciens sous-vêtements), les noms communs de cette méduse, résument à eux seuls les principaux caractères morphologiques de cette "belle urticante" ! Son nom latin traduit également les deux caractéristiques essentielles de l'espèce : pélagique et luminescente. Cette luminescence, liée à une enzyme de type luciférase, se déclenche notamment lors de stimulations mécaniques: contact d'un objet, turbulences crées par une hélice de bateau, jet d'eau un peu violent…
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Famille des Pélagidés
Liens = DORIS, 21/1/2011 : Pelagia noctiluca (Forsskal, 1775), http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=87 http://www.midilibre.fr/2011/08/08/les-meduses-apprecient-l-ete-en-mediterranee,368618.php http://www.varmatin.com/article/var/une-meteo-des-%C2%ABmeduses%C2%BB-pour-lannee-prochaine Vidéo = http://www.youtube.com/watch?v=H54iPqXpKqo
Fig. 22. - Pelagia noctiluca . Spécimen ramené, parmi de nombreux autres, vers la côte à Calvi, en Corse, en septembre 2010, après une tempête (ici dans 30 cm d’eau). Photo Lionel Feuillassier .

Figure hors texte montrant une accumulation impressionnante , sous l'effet d'un fort vent d'Est, d'un essaim de Pélagies en Méditerranée, dans une crique du Cap Roux (près du Trayas), Esterel, Côte d'Azur, le 13 novembre 2013. Photo Jean-Pierre Stella
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